La Confrérie St Etienne tient chapitre sur la Grand Place

Hier la Confrérie St-Etienne Alsace s’invitait à la maison des Brasseurs à Bruxelles. Organisée par Association pour la promotion de l’Alsace en Belgique – APA, la Confrérie et avec le soutien, du Vins d’Alsace, la 15ème édition de la soirée Tradition et Grands Crus a investi la salle d’honneur de la maison des Brasseurs sur la magnifique Grand Place de Bruxelles. Clin d’œil entre deux produits nobles de fermentation. Sous la houlette du Grand Maitre 2018, Martine Becker, flanquée d’une délégation comprenant plusieurs anciens Grands Maitres et vignerons (David Ling, Pascal Schultz, Erwin Moser, Jean-Paul Goulby et Valérie Beyer) ainsi que le délégué général Eric Fargeas, une soixantaine de convives Belges ont découvert (ou redécouvert) les traditions de la plus ancienne confrérie vinique de France: L’art de la dégustation au travers des 5 sens, les caractéristiques des cépages et du terroir alsaciens qui les placent parmi les plus grands vins du monde. La Confrérie en a profité pour introniser entre autre Bernard Arnould, éminent journaliste et écrivain du vin et Jérémie Peyron, Consul général adjoint.

Le diner de haute volée présentait des accords vins et mets quelques fois surprenants mais toujours avec des vins de très grande qualité, parfois rares et presque tous bio: Du crémant extra brut de Becker jusqu’au rare riesling Sélection de Grains Nobles 98 de Seppi Landmann en passant par un sylvaner Grand Cru Zotzenberg aérien de Charles Wantz, un riesling d’une très belle pureté d’Emile Beyer, un pinot gris Rangen 2011 de Olivier Humbrecht d’une puissance incomparable et un gewurztraminer de Stenz-Buecher (Céline Koch) d’une belle élégance.

Rémy Bossert, président de l’Association pour la Promotion de l’Alsace et membre du grand conseil de la Confrérie de conclure que « l’Alsace du vin avait un avenir des plus radieux, pour au moins 3 raisons: Une association des Jeunes Vignerons d’Alsace très dynamique qui fait preuve d’un bel esprit d’équipe, quelque soit leur obédience, en raisonné, bio, biodynamique ou nature avec une réelle soif d’apprendre de l’autre; L’association des Les diVINes d’Alsace, regroupant des femmes, dont le Grand Maitre 2018, qui travaillent dans le vin et qui apporte une ouverture et une nouvelle sensibilité dans le vignoble. Et enfin, l’Alsace est le vignoble le plus biodynamique d’Europe et est bien parti pour le rester. L’humain, le savoir-faire et un terroir vivant, ce sont précisément les trois piliers de la nouvelle stratégie de communication du CIVA, redynamisé depuis l’arrivée de son nouveau directeur et de son équipe. »

And the winner is…

Prenez les 3 régions françaises les plus dynamiques en Belgique. Lancez leur un défi sur la qualité de leurs produits de bouche. Trouver un endroit sympa sur la Grand Place. Et voilà la recette de la Joute Gastronomique que nous avons initiée il y a quelques années déjà, véritable ode à nos terroirs, et qui a attiré une centaine de convives lundi soir. Et je suis ravi de constater que tant les Bretons que les Gascons nous suivent sur le chemin du slow food et même du bio.
Pour les Alsaciens de Association pour la promotion de l’Alsace en Belgique – APA, c’était charcuteries bio Thierry Schweitzer – Paysan Charcutier, tartes flambées La Ferme Adam, munster fermier au lait cru, vins en biodynamie de Domaine Valentin Zusslin ou de Sylvie Fahrer et Fils (des jeunes vignerons indépendants d’Alsace) et le pain bio au levain du Hopla Geiss. Et je n’ai pas résisté à commettre une recette simple tri-régionale : Huitres de Cancale chaudes sur lit de choucroute bio, fumet de filet de sole et piment d’espelette, dégustée avec les présidentes de Les Gascons de Belgique et
L’Union des Bretons de Belgique (UBB).
Et le gagnant de cette joute ? la bonne bouffe évidemment…

14 Juillet: l’Alsace prise d’assaut : Il n’y a pas que le peuple qui avait faim…

La traditionnelle réception du 14 juillet des ambassadeurs a attiré plus de 2500 personnes au Bozar. La sécurité a même dû temporairement bloquer l’accès à notre stand Alsace tellement il y avait de monde pour déguster tartes flambées La Ferme Adam, les charcuteries et knacks bios de Thierry Schweitzer, le succulent foie gras artisanal de la Ferme Schmitt, le munster de la Fruitière, le pain au levain bio de Hopla Geiss, le ‘Je ne sais pas’ de Sylvie Fahrer et Fils et le brut zéro sans soufre du domaine Valentin Zusslin
L’Alsace fait donc toujours recette et elle en invente même de nouvelles pour l’occasion avec une tarte flambée au Herve au lait cru : Du goutu. On n’a pas encore osé la flam’s au chocolat Laurent Gerbaud, notre voisin d’un soir, même si ce dernier a un peu campé devant notre stand 😉
Dans son discours Madame l’ambassadeur de France n’a pas manqué de remercier chaleureusement la « région Alsace » (ce sont ses propres termes) pour son « soutien qui contribue grandement au succès de la manifestation« . Et le président de la région Normandie de confirmer « qu’ils ont pris la région Alsace comme modèle pour redéfinir leur stratégie d’image et d’attractivité territoriale« . Tout est dit… Et la recette est simple: des bons produits de qualité et propre et de l’enthousiasme et de la bonne humeur…

Le choeur des filles de Colmar chante dans la cathédrale de Bruxelles

Un chœur dans le chœur … de la cathédrale Ste Gudule. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut chanter dans la cathédrale de Bruxelles. La Manécanterie de Saint-Jean – Choeur de filles de Colmar (8-14 ans) que nous avons accueillie à Bruxelles le 4 juillet, nous a régalés avec des chants religieux et profanes. Quelle pureté de voix, quelle résonance dans toute la cathédrale et qui te touche au coeur. Et puisqu’on ne pouvait pas les laisser repartir le ventre vide, collation offerte par l’APA avec charcuterie artisanale, fromage et pain bios. Parce qu’elles le valent bien…

Weinsommer à la représentation du Bade Wurtemberg

Résultat de la « wine battle » au Bade Wurtemberg: Si t’as pas les moyens, mets y de l’humain et de la passion…

Pour son Weinsommer, leur évènement phare de l’année, le Bade Wurtemberg avait invité l’APA à tenir un stand. Organisation exemplaire et impressionnante du Bade-Wurtemberg. Buffet énorme, orchestre, 500 invités triés sur le volet, auquel s’ajoutent 6 stands de leurs caves vinicoles où le vin coule à flot; la Champagne s’étant aussi invitée avec une centaine de bouteilles. Et nous APA avec un budget quasi nul, quelques kilos de charcuterie vraiment artisanale de chez Thierry Schweitzer, notre four à tarte flambée, quelques bouteilles de vins en biodynamie (merci Marie Zusslin), un costume de la Confrérie St Etienne, Cyril Brid de l’AAA (Agence d’Attractivité d’Alsace) et quelques bénévoles. Il faut alors être original et faire le spectacle pour attirer l’attention, les photographes, un ministre, un commissaire européen… Et on a alors le temps de leur expliquer nos produits, notre démarche, notre Alsace, verre en main. Et quel plaisir d’être écouté et de pouvoir partager sur les sols vivants, les levures indigènes, le terroir ou les lieux d’énergie. Et surtout cette phrase mainte fois entendue au cours de cette longue soirée : « Nous revenons au stand Alsace car vos vins sont magnifiques et vous en parlez avec tellement de passion ». Mais je n’étais modestement, l’espace d’un soir, que le messager de nos grands vins d’Alsace.

Ce n’est pas tous les jours que je m’invite à une tribune. Lors de la cérémonie d’ouverture du Weinsommer, devant 500 personnes et après les discours de Guido Wolf, ministre des affaires européennes, Phil Hogan, commissaire européen à l’agriculture, François Werner, vice-président de la région Grand-Est, Hermann Hohl président de l’association viticole du Bade-Wurtemberg (23,000 vignerons), je ne pouvais pas rater l’occasion (certes en faisant un peu le forcing) de prendre la parole pour présenter, dans la langue de Goethe, la Confrérie St Etienne et les particularités des vins d’Alsace: son climat, sa complexité géologique et ses terroirs uniques, ses hommes et bien-sûr sa forte tendance au bio. Et de prolonger la conversation en tête à tête avec le commissaire et même de pousser la chansonnette avec le ministre : « senga eins, trinka eins… ».