9 mai: Les 70 ans de la Déclaration Schuman – Plus que jamais d’actualité

Comme vous le savez, la Déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950 représente véritablement l’acte fondateur de l’intégration européenne.
« La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter (…) est indispensable« .

70 ans plus tard, en pleine crise du Covid-19, cette déclaration résonne encore tellement juste. Nous ne sortirons de cette crise que par la confiance et la solidarité européenne.

Ne ratez pas l’interview de Paul Collowald, notre doyen des Alsaciens de Belgique (96 ans), qui fut, notamment, le directeur de cabinet de Pierre Pflimlin, Président du Parlement européen et qui après une carrière passée à la Commission européenne puis au Parlement européen est l’un des derniers témoins encore actif  et acteur de ce moment historique.

 

Apero made in Elsass


Apero time au Moeder Lambic Original -Discovery- Brasserie Sainte Cru . Des top bières de la Brasserie Sainte Cru : Mouton electrique, Bloody marine, Ni dieu ni maitre… Venez les découvrir. Et bien sûr tartes flambées offertes par les Alsaciens de Belgique. On est pas bien ?

Un soir de Saint Nicolas pas comme les autres à l’église Saint Nicolas de Bruxelles…

« Vous attendez tous Saint-Ni colas. Il ne devrait pas trop tarder, mais il a un peu de retard. Cette après-midi encore il était en Alsace où il a reçu avec la complicité de l’APA, l’association des Alsaciens de Belgique, des Mannelés et du crémant pour les petits et les grands enfants Bruxellois.

Alors pour lui laisser le temps d’arriver, je vais vous raconter la Saint-Nicolas alsacienne.

Depuis le Moyen-Age, le saint évêque de Myre est extrêmement populaire dans une grande partie de l’Europe, et c’est le cas en Belgique, en Lorraine dont il est le patron, en Alsace et dans tous les pays allemands. Le 6 décembre tombant au début de l’avent, il s’inscrit dans le cheminement vers Noël et un premier marché de Saint-Nicolas, ancêtre du marché de Noël, s’installe ainsi dès le Moyen-Age au pied de la cathédrale. Au 16ème siècle, l’Alsace devient l’un des foyers de l’humanisme rhénan, puis de la réforme luthérienne, que la ville de Strasbourg adopte en 1525. Sous l’influence luthérienne, le marché de Saint-Nicolas est rebaptisé marché de l’enfant jésus, Christkindelmärik, nom qu’il porte toujours aujourd’hui, et Saint-Nicolas connait la concurrence du Christkindel qui va progressivement apporter les cadeaux aux enfants à Noël. Dans certaines localités, on organisera aussi la venue de l’enfant Jésus, sous les traits d’une jeune fille vêtue de blanc et portant sur la tête une couronne tressée surmontée de quatre bougies, symbolisant la venue de la lumière.

Mais Saint-Nicolas réussira étrangement à résister à cette concurrence et continuera à venir combler les enfants sages de friandises. En Alsace, pas de Zwarte Piet, en revanche. Le seul Pierre Noir que connaissent les Alsaciens est le Schwartz Peter, c’est-à-dire le valet de pique dans un jeu de cartes qui se jouait traditionnellement en famille. Mais à la place du Zwarte Piet, Saint-Nicolas a pour vilain compagnon le Hans Trapp, figure qui fait référence à un personnage historique, le chevalier brigand Hans von Trotha qui au 15ème siècle écuma le nord de l’Alsace et le sud du Palatinat, laissant un très mauvais souvenir dans la mémoire collective. Ce Hans Trapp devint ainsi le méchant personnage dont les parents pouvaient menacer les enfants pas sages, même si nous savons tous qu’à la fin ils sont toujours sauvés par le bon Saint-Nicolas qui leur apportait en Alsace des friandises et des pains d’épices. Mais traditionnellement, il était aussi d’usage à partir du 19ème siècle d’offrir un goûter aux enfants le 6 décembre avec du chocolat chaud et des Mannelés – traduisez en Bruxellois des Manneke – c’est-à-dire des petit bonhommes en brioche.

Ce soir, c’est un mélange des deux que Saint-Nicolas va distribuer aux enfants, un Mannelé en pain d’épices, avec un petit kit de la Maison Fortwenger qui leur permettra avec leur maman ou leur mamy de le décorer.

Mais je ne vois toujours pas Saint-Nicolas. Et si on l’appelait tous ensemble…. Nicolas! Nicolas! »

Un tout grand millésime pour l’édition 2019 de la soirée Tradition et Grands Crus

Retour en images sur ce chapitre bruxellois de la Confrérie St-Etienne Alsace,qui, cette année s’est déroulée dans le superbe cadre art nouveau du restaurant Les Brigittines, la plus belle brasserie de Bruxelles Au piano, Dirk Myny, chef d’une grande technicité qui met le produit au cœur et préfère la gourmandise à une assiette chichiteuse. De plus il est incollable et intarissable sur les vins d’Alsace avec une forte attirance pour la biodynamie et le nature. Il a bien-sûr été intronisé confrère Sénéchal alors que le bourgmestre Deleuze, le journaliste Philippe Bidaine et Jean Van Roy de la brasserie Cantillon ont également été intronisés en qualité de confrère d’honneur ou oenophile. Des plats gourmands: ventrèche de porc/tartare de thon, homard/morilles/lentilles, joue de bœuf à la kriek Cantillon, duo munster/herveet son confit de choucroute IGP, etc. Pour accompagner ,une superbe sélection de vins avec des pépites de Gisselbrecht, Théo Schloegel, Paul Buecher, Domaine Valentin Zusslin et Domaine Zind-Humbrecht Turckheim, excusez du peu 😉 Une cinquantaine de convives qui ont passé une bien belle soirée, se faisant même piéger par la traditionnelle after dans la cave de Dirk Myny

Grands blancs pour nuit blanche

Salle comble pour le Made in Elsass (et pas moins de 50 personnes sur liste d’attente) vendredi passé. Même si tout ne se déroule pas toujours comme prévu, je pense que les convives auront apprécié. Et pourtant il y avait quelques défis pour Association pour la promotion de l’Alsace en Belgique – APA qui fêtait ses 40 ans: Ne pas faire appel à un traiteur, « faire maison » et envoyer plus de 200 choucroutes; en faire un événement public et mélanger joyeusement les cultures plutôt que l’entre-soi alsaco; ne sélectionner que des produits bio ou slowfood et enfin ne proposer que des Grands Blancs en biodynamie ou nature à un public pas nécessairement habitué aux vins libres. Pari réussi avec une super ambiance conviviale, le spectacle Le Life-Up de Catoch’, des plats apparemment appréciés (quand les produits sont de qualité, il suffit de mettre un peu d’amour dans la réalisation et çà ne peut pas être mauvais) et enfin des vins qui auront séduits, avec une seule bouteille ramenée (à cause d’un perlant trop marqué), 1 sur 192 quilles !
Si nous avons réussi à redonner le goût des bonnes choses à certains et ouvrir l’horizon gustatif à d’autres en les promenant sur le chemin des vins non-formatés et propres, alors c’est la cerise sur la forêt noire. Car la « bouffe » ce n’est pas seulement un besoin physiologique, c’est surtout du partage mais aussi de la culture et de plus en plus un défi environnemental.
Que soient alors remerciés ces artisans et ces paysans: Thierry Schweitzer – Paysan Charcutier pour ses charcuteries, La Ferme Adam et ses flam’s, Pierrot Dimitri du Hopla Geiss et ses pains et sa forêt-noire, le chou (IGP) bio de Lepic, le munster au lait cru de Fischer, le café bio de Sylvie Looze, la bière Perle bio Christian Artzner et bien-sûr mes amis ‘passeurs’ de grands blancs et d’émotion que sont Valérie BeyerMarie ZusslinArnaud GeschicktJulien AlbertusJerome NeumeyerRaphaël BossertThéo SchloegelFlorian Beck-Hartweg et Olivier Humbrecht
Sans oublier des rencontres avec de belles personnes telles Judith Richard et Vincent de France 3 Alsace et leur super reportage à revoir ici.
Cà valait bien une nuit blanche…
Civa Alsace #elsasspower #drinkalsace #alsacerocks